Melanotaenia boesemani
|
Melanotaenia boesemani nous vient des lacs Ajamaru situés dans l'ouest de la partie indonésienne de la Nouvelle-Guinée. Ce poisson a été décrit en 1980 par le Dr Gerald R. Allen et Norbert J. Cross. Le spécimen de M. boesemani qui a été utilisé pour la description avait été attrapé en 1955 par le Dr Marinus Boeseman, d'où son nom. Les premiers spécimens à arriver en Europe furent ceux que ramena Heiko Bleher d'une de ses expéditions en Irian Jaya. Depuis, M. boesemani a acquis le succès que l'on connaît. |
|
|||||
|
La coloration des mâles est assez différente de celles des autres Melanotaenia. Chez eux, les lignes sont verticales au lieu d'être horizontales et la séparation des couleurs se fait aussi verticalement. Le corps est donc séparé en deux par son milieu par une alternance de lignes noires et claires plus ou moins marquées. L'avant du corps est plutôt bleu et l'arrière est d'un magnifique jaune-orange. Les femelles sont plus "conventionnelles". Une ligne noire sépare horizontalement leur corps qui est d'un jaune-orange mon prononcé que celui des mâles. Les mâles dominés prennent aussi ce patron de couleurs. On distingue les femelles des mâles dominés par le fait que ces dernières on un corps moins haut que leurs congénères. Pour que ce poisson arc-en-ciel nous dévoile ses plus belles couleurs, il faut le placer dans un aquarium bien planté qui comporte des zones d'ombres alternées avec des zones lumineuses. Une bonne façon pour donner cet effet est de planter des espèces comme des Vallisneria et de laisser les feuilles se replier sous la surface de l'eau. Une autre solution consiste à introduire dans le bac des plantes flottantes. Le seul défaut de cette solution est qu'il faut régulièrement ôter des plantes pour qu'elles ne dérangent pas trop celles qui sont plus bas. C'est pourquoi je préfère mettre des exemplaires flottants de Ceratopteris qui ne prolifèrent pas comme les petites lentilles d'eau que l'on voit parfois. La taille adulte de Melanotaenia boesemani excède que rarement les 12 cm mais malgré cela, il faut lui fournir un aquarium d'au moins 150 litres pour maintenir un groupe de 8-10 individus seuls ou accompagnés d'un couple de Tateurndina occelicauda ou de Hypseleotris compressa. Dans un bac de 200-250 litres on peut le maintenir en compagnie de Melanotaenia praecox. Pour lui adjoindre une espèce plus grande il faut compter au moins 300 litres. L'eau doit avoir un pH situer entre 7 et 8, une dureté moyenne, le moins possible de nitrites et nitrates et une température d'environ 25°C. M. boesemani aime l'eau neuve et des changements d'eau de 40-50% toutes les une à deux semaines se répercutent dans ses couleurs. Pour reproduire cette espèce, il suffit de mettre ses poissons dans de bonnes conditions et d'attendre quelques jours. Normalement, ils devraient pondre rapidement. La ponte se passe en général le matin. Les mâles (qui devront être moins nombreux que les femelles) affichent leurs plus belles couleurs et paradent devants leurs futures conquêtes. Si une femelle est prête a pondre, elle suivra le mâle qu'elle trouvera le plus beau jusqu'au lieu de ponte. Les alevins devraient apparaître après 7 jours. Si l'on veut garder le plus possible d'alevins, la procédure est semblable aux autres Melanotaeniidés. M. boesemani est un peu plus difficile a nourrir que les autres Melanotaenia car sa nourriture dans la nature est constituée de petits crustacés, d'insectes et de déchets végétaux. Il apprécie donc des nourritures comme les daphnies, les artémias adultes et autres nourritures vivantes ou congelées. Mais si vous proposez de la nourriture sèche à vos poissons ils ne vont bien sûr pas la refuser. Deux distributions quotidiennes avec un jour de jeûne par semaine leur convient parfaitement. © 2000 G.L. |
||||||
|
|
|
|||||